Les haricots magiques, Œuvre triptyque, collective, vivante et sonore. Photographie Thierry Boutonnier 2019

L’Ogre Davos Résidences

du 01/01/2019 au 17/01/2020
Les résidents, artistes et personnels de ces institutions artistiques, scientifiques et médicaux-éducatives.

Comment articuler justice alimentaire et crises écologiques ? Comment faire de la vulnérabilité une force ? Étant donné que l’innocence n’est pas la naïveté et que les proies des Ogres ont droit à la légitime défense, une oeuvre collective fera du bruit pour en appeler aux chutes de neige sur les coeurs froids des voraces. « L’ogre de Davos » est un personnage qui nous ronge les os, un désir insatiable de richesse, un besoin irrépressible qui pourrait nous engloutir. Ce géant représente aussi ces vingt-quatre personnes qui détiennent plus que trois milliards et demi d’êtres humains réunis (Oxfam 2019). Inspiré par le conte de Jack et le Haricot magique, « L’Ogre de Davos » prend la forme d’une installation et d’une performance musicale qui retracent une aventure artistique franco-genevoise réalisée dans le cadre de la manifestation transfrontalière « Naturellement ! Art, nature et singularités » (www.rencontresnaturellement.com) Faire naître et se développer sous forme de triptyque une oeuvre d’art inspirée par le conte de Jack et le Haricot magique, puis la réaliser à plusieurs mains dans trois lieux différents, tel est le défi que relève l’artiste Thierry Boutonnier. L’oeuvre est participative, elle associe les compétences d’un artiste et de personnes actives au sein d’établissements spécialisés dans le domaine socio-culturel et médico éducatif – à savoir la Ferme de Chosal à Copponex en Haute-Savoie, la Fondation Trajets de Genève et l’association Résonance Contemporaine à Bourg-en-Bresse et l’ESAT de Treffort – Adapei de l’Ain.

C’est dans le cadre de la Nuit du conte que vous pourrez découvrir au Muséum d’histoire naturelle de Genève la trace de ce projet intitulé « L’Ogre de Davos » qui est né à Chosal d’une « culture-sculpture » de haricots s’enroulant très haut pour tenter d’atteindre les nuages ; l’oeuvre s’est enrichie à Genève des portraits d’«artistes-jardiniers », gravés dans un jeu de pierres, pierres devenant des instruments à percussion pour interpréter une composition à faire tomber la neige, écrite à Bourg-en-Bresse et interprétée par les Percussions de Treffort. Les jardiniers sont les héros de l’ouvrage. Nous pourrons les voir à l’oeuvre à travers des portraits photographiques sur un jeu d’affiches égrainées dans les rues de Genève en automne 2019.

La première représentation de la performance musicale aura lieu le mercredi 10 avril 2019 à la salle des fêtes de Bourg-en-Bresse. Une fois n’est pas coutume, en 2019, une exposition au Muséum d’histoire naturelle de Genève va retracer l’aventure artistique qui prend la forme d’un triptyque élaboré en trois temps, par-delà la frontière.