SUGAR KILLER Ecosystème

de 2017 à 2020
Recherche action
Autoportraits alimentaires, cartographies, intervenants, photos, vidéos, enregistrements sonores, performance dans l'espace public...
Cycle de vie : Pérenne
Durée estimée : 3 ans

Dates clefs

27/04/2018
« Marguerite by Barbusse » : Exposition à l’Hôtel de Ville
de Lyon lors de la semaine du développement durable
11/11/2018
Exposition Global SELFOOD, Buenos Aires et Mexico
16/04/2019
« Les paons amoureux » : Installation pour le lycée Agricole
Adriana de Tarbes
12/06/2019
Enregistrement sonore des entretiens téléphoniques avec
les collégiens de Vaulx-en-Velin
29/01/2020
« Sugar Killer: A Selfood Enquiry » : Atelier et intervention
dans le cadre de la deuxième édition de l’École de
l’Antropocène aux Halles du Faubourg à Lyon
29/05/2020
« Marguerite by Barbusse » : Exposition à la bibliothèque
Georges Perec de Vaulx-en-Velin

Développé par l’artiste Thierry Boutonnier, les chercheurs Julie Le Gall (enseignante-chercheure en géographie, ENS
de Lyon, Laboratoire Environnement Ville Société), Olivier Hamant (INRA), Adrien Baysse-Lainé (Lyon 2 / INRA), les équipes du programme MARGUERITE, et une quinzaine de collèges principalement à Vaulx-en-Velin, la recherchecréation Selfood / Sugar Addict explore les enjeux de l’alimentation durable dans la métropole lyonnaise.

La question alimentaire a, en grande partie, dessiné et structuré nos territoires via les modes productifs alimentaires locaux, la question du terroir et les cultures vernaculaires. Les enjeux de l’alimentation, à l’échelle d’un territoire rassemble les habitants, les collectivités locales, les associations et les acteurs privés qui échangent, et construisent une culture, un comportement alimentaire qui devient non seulement une clé matérielle de leur impact sur le territoire, mais aussi une façon d’agir symbolique et puissante.

L’étude de la représentation culturelle de notre alimentation est en ce sens essentielle. Elle montre aujourd’hui un décalage entre une culture gastronomique de « terroir» et une réalité de production alimentaire déconnectée du territoire ; une alimentation de « plaisir » trop carnée, trop riche, génératrice de gâchis qui ne tient compte ni des cycles alimentaires ni des besoins actuels d’une population plus sédentaire, vieillissante et vivant dans un monde plus contraint en ressources ; une inadéquation de nos pratiques avec le changement climatique à venir qui va rebattre les cartes des productions agricoles. On observe aussi une grande disparité d’accès aux circuits alimentaires de qualité, des « désert alimentaire de proximité », une rupture culturelle ou géographique entre les espaces urbains “défavorisés” et les espaces agricoles.

À partir de cette approche géo-socio-politique, le projet Selfood part de l’idée que l’alimentation durable est liée à la conscience de la valeur des aliments. Pour mieux comprendre comment s’élaborent nos paysages alimentaires et ce qui les constitue, Thierry Boutonnier et  Julie Legall ont imaginé un protocole pour mieux rendre visible la cartographie de nos paysages alimentaires en vue de contribuer à les transformer.
À partir de la constitution d’un catalogue de centaines de selfood, des autoportraits de leur consommation quotidienne réalisés par des collégiens (développé par le programme MARGUERITE, un projet de recherche action qui vise à sensibiliser de façon critique les adolescents aux problématiques de l’agriculture et de l’alimentation durables piloté par Julie Legall), Thierry Boutonnier élabore la représentation de nos cartographies mentales des lieux alimentaires, et le récit de la valeur nutritionnelle, symbolique et économique que nous attribuons aux aliments, comparées à leurs valeurs réelles. Il s’intéresse également à l’étude de la valeur foncière des terrains des maraîchers, comparée à la valeur de ce qu’ils produisent en lien avec les recherche d’Adrien Baysse-Lainé.

Entre portrait de soi et représentation mentale du faisceau de relation qui nous unit à l’environnement, le projet veut rendre visible la continuité physique qui lie nos corps et nos environnements à travers le flux des aliments, en réécrivant une certaine histoire de l’art du portrait et du paysage.

Partenaires

Remerciements

Julie le Gall, Olivier Hamant, Adrien-Baysse Lainé, COAL, le LADYSS-CNRS, la Fondation Carasso, le ministère de la Transition écologique et solidaire, le ministère de la Culture, le programme Europe Creative, le réseau Imagine2020, l'ENS Lyon, l'ENS Paris, la Fondation des artistes.